Est-ce que mes pensées sur une population reflète l’identité de cette population ? Comme Ana Paula Senn disait dans son post « Sur les pensées alimentaires » l’homme en pensant son alimentation reflète son identité alors est-ce qu’on pourrait dire que l’autre qui pense l’alimentation de cet homme reflète aussi l’identité de cet homme ?
Dans les cartes de stéréotype du monde établi par Yanko Tsvetkov[1], l’Allemagne, selon la Turquie, apparait comme la république de döner. Est-ce qu’on pourrait dire que les pensées de ce designer sur l’Allemagne peut refléter l’identité de ce pays ou bien les immigrants qui sont nombreux dans un pays pourraient changer l’identité d’un pays ? Dans notre article on va chercher des réponses pour ces questions.
Comme il le dit dans son post, Monsieur Scholliers, pour la construction d’une identité, l’alimentation est importante, surtout quand l’individu et le groupe se confrontent à l’autre. Cet instant de confrontation que les gens se rendent bien compte de leur cuisine et celle des autres. Donc comme Monsieur Quellier a tiré nos attentions à la notion de conscience de miroir qui est importante pour souligner les différences, il faut dire que, quand il ne s’agit pas la prise de conscience, y’a pas d’identité.
Alors au temps de globalisation comme dit-il Monsieur Scholliers, les confrontations alimentaires et d’identités augment donc l’exemple de Allemagne étant la république de döner pourrait être l’exemple de confrontation, prise de conscience et donc identité.
Après ce point, l’acculturation me fait poser ; est-ce que un jour l’Allemagne sera connu par son döner ? Pour le répondre il faut d’abord parler sur la confrontation alimentaire au cours de l’immigration.
Premièrement, il faut dire que le migrant naturellement a le réflexe de garder son identité d’origine. « pour le faire il met spontanément en pratique son savoir faire qui consiste en la fabrication … des mets culinaires et offre une partie de sa culture d’origine à son pays d’accueil. »[2]
Donc en premier lieu l’immigrant ne voulait pas s’assimiler ni s’intégrer à la culture d’accueil il voulait garder son intégrité identitaire liée à la culture d’origine. Mais comme il voulait que sa fabrication a une acceptation dans la culture d’accueil, il commence à l’adapter.
« La diffusion d'un produit alimentaire dans les espaces éloignés de son origine va s'accompagner d'une reformulation de sa représentation par les populations au fur et à mesure qu'il va être accepté par des cultures d’accueil. »[3]Le cas d’ici est l’altération du produit réalisée par le migrant par rapport à sa forme initiale. Si on reprend l’exemple de döner en Allemagne, il faut dire qu’il n’est pas le même produit de son pays d’origine. Donc, les distances géographiques qui détachent les produits alimentaires de leur terroir d’origine ne sont pas proche à leur origine, à leur authenticité.
Pour conclure je voudrais dire qu'un produit qui a été adapté pour avoir une acceptation, n’est plus un produit de son pays donc un jour peut-être l'Allemagne pourra être connu avec son döner, parce que ça rien avoir avec le döner kebap de Turquie.
[1]http://alphadesigner.com/project-mapping-stereotypes.html ( toutes les cartes des stéréotype de Yanko Tsvetkov)
http://www.flickr.com/photos/alphadesigner/5371734858/sizes/o/in/photostream/ ( version grande de la carte de stéréotype selon la Turquie)
[2]Marc Dedeire and Selma Tozanli , « Les paradoxes des distances dans la construction des identités alimentaires par acculturation », Anthropology of food, S3 | December 2007
[3]Marc Dedeire and Selma Tozanli, 2007